La façon dont les Français gèrent leur épargne évolue — et peut parfois sembler paradoxale. D’un côté, on observe une appétence croissante pour des placements plus risqués ; de l’autre, une partie significative des ménages continue de privilégier des produits très prudents.
Ce comportement mérite d’être compris pour mieux construire une stratégie financière équilibrée et adaptée à chaque profil d’épargnant.
Une tendance à plus de prise de risque
Selon les données les plus récentes de l’Observatoire de l’épargne européenne (OEE), la part des unités de compte dans le patrimoine financier des ménages français est en hausse — passant de 7 % en 2012 à 11 % en 2024.
Les unités de compte sont des supports d’investissement inclus dans les contrats d’assurance-vie et les plans d’épargne retraite (PER), qui sont investis majoritairement en actions ou en titres plus dynamiques. Contrairement aux fonds en euros, le capital n’y est pas garanti : la valeur dépend des marchés.
Ce mouvement montre que de plus en plus de Français acceptent de s’exposer à un certain niveau de risque, potentiellement pour viser un rendement supérieur à celui des produits traditionnels à capital garanti.
L’exposition aux actions progresse
L’étude révèle également que la part des actions (directement ou via des fonds) dans le patrimoine financier augmente : elle est passée de 8 % à 10 % entre 2012 et 2024.
Parallèlement, la part des obligations recule (de 6 % à 4 %).
Cela signale une diversification plus audacieuse des épargnants, qui s’ouvrent à des actifs susceptibles d’offrir des performances plus élevées à long terme, mais qui comportent aussi davantage de volatilité.
Prudence toujours d’actualité
Malgré cette progression vers des placements plus risqués, l’analyse montre une forte proportion de numéraire et de dépôts bancaires dans le patrimoine des ménages (autour de 43 % en 2024). Beaucoup d’épargnants gardent une grande part de leur argent liquide ou sur des produits très sûrs, parfois au détriment du rendement réel de leur épargne.
Cette préférence pour la liquidité peut être liée à la méfiance envers les marchés ou à l’incertitude économique, mais elle expose aussi à l’érosion du pouvoir d’achat lorsque l’inflation est plus forte que les rendements.
Ce que cela signifie pour vous
La tendance à prendre un peu plus de risques n’est pas une injonction à tout investir en actions ou en supports risqués ! Elle traduit plutôt une évolution des comportements d’épargne, portée notamment par :
- une quête de rendement plus élevé que ce que peuvent offrir les livrets bancaires ou les fonds en euros ;
- le développement de contrats d’assurance-vie et PER plus diversifiés ;
- une certaine confiance accrue (ou curiosité) envers les marchés financiers.
Mais cette évolution s’accompagne aussi de contradictions : beaucoup conservent encore une part importante de liquidités, tandis que d’autres se tournent progressivement vers des placements plus dynamiques.
Mon conseil
Comprendre son rapport au risque est essentiel. Une stratégie d’épargne performante n’est pas une stratégie uniforme : elle doit être construite autour de vos objectifs, de votre horizon de placement et surtout de votre tolérance au risque.
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